Escapade romantique à Fontevraud
Expériences

La charmante abbaye est sans pareil. Belle, dépouillée et sans artifice.

Ancienne abbaye, ancienne prison et désormais lieu de création culturelle… un seul souhait nous habite en ces lieux : 

Une tranquille quiétude

Ghislain (45), Amélie (41)
équipement : Canon EOS 550 D

 

Les gamins c’est bien (c’est même top)… mais les abandonner l’espace d’une journée, c’est quand même très bien !

Laissées entre de bonnes mains, nous pouvons tranquillement nous offrir ce break ou plutôt ce day off comme aime à le dire Romane.

La vallée de la Loire, bordée de châteaux n’est pas loin. S’il était tentant de faire découvrir à Amélie le château de Brézé visité l’an dernier avec Romane, nous préférons nous rendre sur Saumur… que nous n’atteindrons jamais. Ce sera pour la prochaine fois, la première étape prévue nous a tellement subjugués que nous y sommes restés quasiment toute la journée. Nous voici donc partis pour l’Abbaye.

 

Arrivés à Fontevraud, nous nous sommes vaguement perdus en débutant par l’église St Pierre au bout d’une allée bordée d’arbres et d’échoppes artisanales. Charmante mais pas du tout dimensionnée à ce que j’attendais. Nous poussons un peu, défilons dans les rues vides (Covid), contournons quelques travaux pour enfin déboucher sur la cour d’entrée.

Arrivée directe sur l’église abbatiale. Majestueuse, fine et élégante.

 

 

Une église abbatiale d’une grande douceur

 

Sans rentrer dans les détails historiques, retenons juste trois éléments assez exceptionnels (surtout le 2) :

1. L’abbaye est fondée par le moine et ermite Robert d’Arbrissel. Pour faire rapide, il commençait à avoir une telle influence sur les fidèles que l’Eglise a décidé de le sédentariser pour limiter son influence. Elle a du coup toléré le second élément incroyablement féministe :
2. L’abbaye est mixte, à contre courant du monachisme traditionnel de l’époque (et des époques à venir)… mieux, l’abbaye est dirigée par une abbesse, ce qui ne se passe pas sans le départ de quelques moines outrés. Il en sera ainsi jusqu’à la révolution.
3. L’abbaye, soutenue par les comtes d’Anjou devient la nécropole des Plantagenêts dont les plus célèbres représentants masculins sont devenus rois d’Angleterre. Ainsi, Henri II et son fils Richard Coeur de lion mais aussi Aliénor d’Aquitaine y reposent encore aujourd’hui.

 

On pénètre l’église dans son dépouillement le plus total. Elle a changé de fonction tellement souvent. Elle est même devenue une prison au 19è Siècle, si longtemps que tout ce qui l’habillait a disparu pour l’éternité.  C’est cette éternité qui nous touche, elle n’est pas faite pour les hommes. On ressent sa majesté, sa simplicité comme elle n’a probablement jamais existé à l’époque de sa construction… quoique. Sa blancheur intérieure est éblouissante dans tous les sens du terme. Curieusement, je m’y suis senti tout petit mais aussi à l’aise, comme dans du coton.

 

 

Au centre, les gisants des rois et reines d’Angleterre laissent quelques couleurs s’imaginer chatoyantes. Ils sont alignés par deux, en couples, le père au dessus du fils. La position évidemment pieuse, la présence de la bible, du sceptre et des couronnes laissent paraître des sculptures très officielles, et pourtant, j’y ressens quelques douceurs.

 

 

 

La quiétude du cloître

 

Quelques mètres plus loin, le cloître, lui aussi si blanc est un délice pour les yeux et finalement plus encore pour l’esprit. Nous sommes si peu nombreux que l’on prend le temps de le savourer, de le découvrir dans ses détails et de s’y reposer.

 

 

Nous continuons la visite, tentons de deviner la prison, une exposition et une maquette aidant.

 

Puis nous profitons des extérieurs avec ces mêmes sentiments de douceur.

Nous découvrons d’ailleurs, la présence d’un hôtel de luxe (pas nos moyens) qui laisse accès aux extérieurs du site quel que soit le moment de la journée.

 

 

En savoir plus

 

fontevraud.fr

Le plan du site de l’abbaye a été dessiné par Graphéine pour l’Abbaye.

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