Week-End à Bruges
Voyages

Bruges, la Venise de Nord, ses canaux, son passé commercial, son présent touristique,
ses monuments impressionnants, son art contemporain… et son chocolat.

Ghislain (43), Amélie (39) et Romane (8)

 

Partis à Dunkerque pour les 40 ans d’un excellent ami, la tentation était trop forte pour résister à l’appel de la Belgique. Après une courte hésitation, Bruxelles, Gand, Liège, Bruges ou combo, nous avons préféré prendre notre temps. Plutôt que de passer une journée dans chaque ville pour cocher les incontournables visités au pas de charge, nous avons préféré pendre notre temps et avons jeté notre dévolu sur Bruges, la plus belle mais aussi la plus touristique ville belge pour un long week-end.

 

Le pays du vélo

 

La première sensation nous surprend bien avant de rejoindre Bruges. Partout des pistes cyclables, des routes réservées, véritables voies express, bien marquées et des passerelles nous rappellent avec force comment le vélo est favorisé dans le plat pays. Aussi, il n’est pas dangereux de se rendre d’une ville à l’autre. Quand le politique veut… On verra qu’une fois dans Bruges, ce n’est plus aussi facile.

 

Bruges, nous y voici après un heure de route. Une fois en ville et les affaires déposées à l’hôtel, l’idée de rencontrer des belges est vite passée à la trappe, nous sommes davantage perçus comme des touristes que comme des voyageurs. Reste une ville absolument splendide dont les points communs avec Venise sont plus nombreux qu’une simple comparaison via les canaux. Ancienne grande puissance économique, ancien grand port commercial, ville au gigantesque patrimoine artistique historique, Bruges, comme Venise se veut une ville actrice de l’art contemporain avec notamment des sculptures renouvelées tous les trois ans dans les canaux.

 

Des mains se jettent sur un palais vénitien…

… une baleine s’attaque à Van Eyck à Bruges

 

 

Grands rendez-vous mais aussi quelques impasses.

Voici nos trois jours à Bruges

 

 

Jour 1 / Histoire, découverte de la ville et premiers chocolats

 

Arrivés de Dunkerque, nous entrons directement dans la vieille ville, voiture garée dans un parking à proximité du Hans Memling Hotel dans lequel Romane Prend rapidement ses aises et dont elle appréciera les copieux petit-déjeuners. Nous commençons par flâner dans les rues de Bruges, sans se presser mais en direction de la célèbre place du marché.

Evidemment, Nous sentons le tourisme à plein nez mais en choisissant Bruges nous savions ce à quoi nous participions. Sur la moitié de la place des restaurants sympathiques ne semblent pas destinés aux habitants quoique nous y avons bien mangé. L’autre moitié nous offre deux monuments magnifiques, le fameux et majestueux Beffroi qui se dresse bien haut au dessus de la place (voir plus loin nos impasses) et la Provincial court, élégante de finesse.

 

 

 

Panorama trompeur qui accentue l’inclinaison du Beffroi, ne vous y laissez pas prendre.

 

Si nous commençons par la place et prenons le temps de l’admirer, l’idée est de s’approprier l’histoire de la ville (comme nous l’avions fait à Dublin avec le Dublinia) en commençant par l’Historium Bruges.  Nous ne sommes pas dans un musée classique avec une constellation d’œuvres mais bien dans ses établissements qui promettent avant tout une expérience : idéal pour les enfants.

 

Ce « musée » (je garde le mot même si celui d’attraction est sans doute plus juste) est composé de trois grandes parties. La plus importante permet de nous projeter au 15ème siècle, aux temps de la splendeur de la ville et particulièrement à l’époque du plus célèbre peintre de la ville : Jan Van Eyck. Nous suivons une petite amourette, une enquête qui a travers une sept salles / scènes nous projettent dans l’âge d’or de la ville flamande à coup de décors et d’écrans animés.

Nous débouchons ensuite dans quelques salles plus classiques mais faisant appel à nos sens. La dernière partie nous offre une nouvelle expérience de réalité virtuelle, casque sur les yeux, sympathique mais pas vraiment sensationnelle.

 

Nous achevons cette séquence par une petite boisson au bar de l’Historium… Seule Amélie goûte l’alcool… une bière à la cerise.

 

Romane est concentrée ou teste-t-elle un très hypothétique flegme flamand ?

 

Nous achevons ce premier contact avec Bruges par une balade douce jusqu’à une arrestation très musclée par la police. Seul moment stressant du séjour ? Attendez l’expérience vélo le lendemain.

 

Mais pour l’instant, nous n’en savons encore rien et finissons par une douce récupération chez un caviste.

 

Jour 2 / Ballade à pied, en bateau et en vélo

 

J’avoue avoir hésité longtemps à prendre le bateau. Franchement, cela m’évoquait l’expérience des bateaux mouches parisiens ou des gondoles vénitiennes… mais si on voyage avec une enfant, il faut qu’elle y trouve son compte… Mon snobisme a failli nous coûter un très beau moment, lent, tranquille et savoureux avec des découvertes un peu partout.

Evidemment pas de miracle ou d’originalité, tous les bateaux font exactement le même parcours mais quelle beauté. En quelques dizaines de minutes nous parcourons la ville du nord au sud, en admirant le patrimoine historique mélangé aux œuvres contemporaines… situées bien volontairement le long des canaux.

Cette ballade reste le meilleure moyen pour ressentir une première fois la ville et de prendre quelques repères pour la suite. Je le recommande même si le séjour est plus long et que l’on cherche un Bruges plus profond car elle offre un regard sur des quartiers déjà bien différents.

 

 

 

Bateau accosté, nous nous dirigeons vers l’est du centre-ville pour manger une bonne frite dont on choisit la sauce comme on pourrait choisir un parfum de glace.

 

Ensuite direction le Parc Kon. Astridpark pour à nouveau prendre son temps pendant que Romane déverse toute son énergie dans quelques jeux avant de se recroqueviller au sein d’un arbre (comme à Powerscourt en Irlande).

 

Nous en profitons pour nous étaler sur l’herbe, observer les gens (j’aime bien), le kiosque et les fleurs mais aussi une remarquable maison bien ancienne aux jolis détails.

 

 

 

Romane si innocente ou plutôt si ignorante de ce qui l’attend : le vélo. Le but : enfourcher les bicyclettes, direction le nord de la ville pour visiter un lieu à l’écart de la ville en bénéficiant des belles pistes cyclables… mais celles-ci ne sont vraiment sécurisées qu’une fois dépassé le centre historique…

 

Et c’est la panique. « On va se faire écraser » ; « Je peux pas » ;  « J’arrête » ; « … » (là c’est larmes)… « Smile » (là c’est une passante qui reprend le mot sur le sac de Romane). Nous avons fini par céder, mais avec la volonté d’utiliser nos montures pour faire quelques haltes le long des canaux dans le nord, devant Gouden-Handrei et plus loin dans des espaces plus modernes… jusqu’aux vieux moulins : Sint-Janshuis Mill. Belles marques du passé, elles n’offrent plus qu’un témoignage éloigné… et un bel espace de respiration avec de belles étendues vertes et douces.

 

 

 

 

 

Jour 3 / Plein sud pour finir tout slow

 

Nous commençons cette dernière journée par le Burg Square. La place est magnifique et curieusement harmonieuse malgré la compilation d’arts différents cumulés : gothique, renaissance et néo classique.

C’est évidemment l’occasion de découvrir la basilique saint sang, dressée discrètement dans le coin de la place. Elle protège quelques gouttes du Saint sang, sans que je sois certain que c’est le sang supposé de la Cène ou celle de Jésus lui-même… toujours est-il que cette relique a rejoint l’édifice au 12ème siècle. Notre sensation ? Plus de touristes que de pèlerins mais un silence respectueux du lieu… au demeurant magnifique, un poil chargé à mon goût.

Je suis resté encore davantage subjugué par la mairie gothique, si blanche, si élégante, si raffinée.

 

Nous avons poursuivi par l’église Notre Dame de Bruges. En travaux ou en installation d’exposition, elle n’était pas sans intérêt mais pas très accueillante… mais pour mon âme d’historien, elle est la dernière demeure de Charles le Téméraire et de sa fille Marie de Bourgogne.

 

Nous continuons vers le sud pour un moment délicat et silencieux au Béguinage. Derrière les douves et une ancienne muraille, nous entrons dans un espace clos, d’origine religieuse avec de magnifiques petites maisons blanches entourant un petit bois absolument délicieux. Je ne saurais dire combien de temps nous sommes restés tranquillement loin du vacarme et de la hâte, je ne sais pas bien si nous étions entre contemplation et méditation… Mais nous étions parfaitement isolés du monde, une pause magnifique.

Nous avons ensuite visité un ancien logement, puis l’église avant de glisser vers le sud.

 

 

 

Nous arrivons enfin au Minnewaterpark avec ses cygnes, puis au delà un nouveau parc, et même un bois éloigné de tout sentiment urbain. Nous avons achevé notre séjour dans la cité flamande par cette dernière lente et longue ballade avant de reprendre la route.

 

 

 

Malgré les visites, nous avons privilégié les déambulations et les gourmandises, bref, nous avons pris notre temps, sans regrets pour ce que nous avons parfaitement eu conscience de manquer : vivre mieux plutôt que vivre vite.

 

La gastronomie, une caricature si bonne à savourer

 

Soyons clairs… ne passez pas plus de trois jours à Bruges, c’est trop dangereux : frites-bière-chocolat-gaufres-moules auront raison de vous. Perso, j’ai pris 420 gr par jour, malgré plusieurs heures de marche de quotidienne : mêmes les repas de Noël ne m’ont jamais fait ça.

Je ne bois pas d’alcool mais j’ai retenu que les belges produisent trois fois plus de bières différentes que nous ne produisons de fromages en France… une vraie culture. Je ne suis pas porté sur la moule non plus… mais l’enfant qui a survécu en moi a bien été nourri à coup de frites et de chocolat dont l’odeur saisissante jusqu’à l’enivrement (j’exagère) et la saturation.

 

 

Nos impasses

 

La principale impasse ? Le musée Groningen.

 

Autant le dire, si vous êtes un fan de la peinture flamande, vous pouvez venir à Bruges rien que pour ça. Les œuvres sont nombreuses au musée Groningen et laissent une grande place à l’artiste absolu de la ville : Jan Van Hick. Seulement voilà, nous on aime surtout la peinture du XIXème et XXème siècle et comme il ne nous semblait pas pertinent de nous y rendre simplement pour cocher la case « on a fait Groningen », on a préféré consacrer plus de temps à privilégier les ballades extérieures.

 

Seconde impasse : le Beffroi.

 

Niché au dessus de la place principale, le Beffroi est classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Il règne de façon imposante sur la ville. Sans doute magnifique et si représentatif des Flandres, je le trouve personnellement un peu trop imposant, soucis de délicatesse personnelle sans doute. Contrairement à nos regards habitués… Ce n’est pas un édifice religieux mais communal, comme souvent dans le nord de la France également. Il représente le pouvoir autonome voire indépendant entre fierté et puissance.

Nous l’avons toisé avec respect et admiration mais nous ne l’avons pas grimpé. Nous n’en avons donc pas fait l’impasse mais ne l’avons pas expérimenté dans sa totalité. La vue s’annonce magnifique mais grillagée, comme au Campanile de Venise… et ça m’avait déçu en Italie, je n’ai pas voulu renouvelé l’expérience et nous avons renoncé aux 366 marches promises.

museabrugge.be

historium.be

 

L’instant Romane

 

Avec papa et maman on est partis a Bruges en Belgique ( La plupart des gens le saurons mais on sait jamais), le deuxième jour parce que je sais plus ce qu’on a fait le premier, on a fait une balade sur la place du marché et on est allés aux rues au tour avec des drapeaux partout et après on est partis manger a un restaurant de pizzas « Da Mario » 😋😍 je suis trop forte pour trouver de bons restos ! Après on est allés dans un musée de l’histoire et a la fin il y avait des écrans j’adore !!!!!!

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