Les irlandais
Rencontres

« There are no strangers here, only friends we have yet to meet »

Roadtrip de 17 jours en Irlande
Ghislain (43), Amélie (39), Lalie (13) et Romane (8)

L’Irlande est magique… mais l’est-elle autant que les irlandais ?

 

Enfant, j’ai eu la chance de beaucoup voyager avec ma famille. Villes, histoire et nature, j’adorais. Aujourd’hui, la quarantaine passée, dans une société en plein repli sur soi, j’ai envie de plus, j’ai envie de la rencontre… l’envie des différences, du choc des cultures, du partage des expériences… une envie d’humanité.

A l’origine, en Irlande, je voulais dormir chez l’habitant afin de faciliter les rencontres, puis je craignais que les journées soient trop fatigantes pour garder suffisamment d’énergie pour prolonger en soirée… puis un ami m’a rassuré « tu veux rencontrer les irlandais ? Tu vas au pub ! ». Il avait raison même si c’est arrivé moins spontanément que je ne l’espérais. En vérité, je voulais tout vivre, tout visiter… en 17 jours.

 

Gentillesse et chaleur humaine

 

Priorité à l’Irlande avant les irlandais, mais nous avons eu l’occasion de goûter à leur fabuleuse et mythique gentillesse. Le meilleur endroit pour les rencontrer reste les pubs. C’est tellement intégré dans leur culture que ce n’est jamais factice, même dans le légendaire et touristique quartier du temple bar à Dublin, on croise d’abord des irlandais. Le pub est le principal réseau social et c’est bien dans l’un d’entre eux, à Belfast, que nous avons fait la plus belle rencontre.

 

« There are no strangers here, only friends we have yet to meet »

 

Les pubs

 

En famille, il est plus compliqué d’entrer en contact car nous formons déjà un clan. De plus, aucun de nous de boit de bière, ce qui sur le plan culturel est un vrai handicap !

Nous avons parfois été timides et observateurs, parfois plus entreprenants.
Une rencontre, c’est déjà un sourire, une relation détendue avec les serveurs, des concerts, une écoute, un regard.
Nous avons fait la connaissance de deux irlandaises, Ann et Catherine qui fêtaient les cinquante ans de l’une d’elles à coups de gin tonics dans un pub mythique de Belfast : The Crown Liquor Saloon (pas ce jour là, nous n’aurions jamais pu entrer). Dans notre compartiment nous avons engagé la discussion pendant trois heures en enquillant les sujets les plus divers, depuis nos origines, nos familles et nos expériences jusqu’aux relations catholiques/protestants, les différences nord/sud en Irlande, Macron (il a fallu tordre quelques idées reçues) et les attentats à Paris (elles avaient regardé Flutuact Nec Mergitur sur Netflix).

 

 

Dans la rue… n’importe où

 

Nous ne nous sommes jamais sentis agressés ou dénigrés en Irlande. Tous les irlandais ne sont évidemment pas des copies conformes les uns des autres, un irlandais de Cork ou Dublin est très différent d’un irlandais de l’Ouest… mais la gentillesse est nationale. Ainsi, perdus près de Monastereboice, un vieil irlandais nous fait des signes au bord de la route. Je baisse la vitre et John se présente naturellement et engage la conversation puis nous indique le chemin pour visiter le monastère.

Franchement, je n’aime pas trop l’idée de revenir sur ses pas tant il existe de merveilleux pays, peuples et paysages à visiter sur terre… mais l’envie de ne revenir que pour les irlandais s’installe en moi pour un long moment si ce n’est pour la vie… et puis l’humanité c’est aussi tisser des liens et pas seulement passer d’une destination à une autre.

 

 

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